« L'amour s'en est venu
C'était un soir d'automne
Dans la ronde des feuilles mortes
Qui s'abandonnent
Dans le tourbillon fou
Des jours et des nuits
Par une nuit d'amour
Mon amour est parti »
"C'était sa chanson préféré, et maintenant elle aimerait ne plus jamais l'entendre. Trop de
souvenir, de
nostalgie, de
peine..."
[...]
"La chanson commence sur quelques notes au
piano. Des notes étranges, cristallines, comme la musique d'un
carrousel. Un peu comme cette histoire... Un manège sans
fin, qui tourne à vous en faire perdre la tête, et le monde qui tourne autour, sans que l'on ne s'en rende compte. Jusqu'à ce que le tour de
manège soit fini, que l'
innocence passe, que l'
amour s'efface... Ou qu'il ne vous face souffrire à en
mourir."
[...]
"Une bouteille de whisky et quelques somnifères se trouve sur sa table de nuit, pour l'aider à
dormir, l'aider à oublier quelques heures le mal qui la
ronge. Mais rien n'y fait. Au réveil, elle tâte toujours les draps autour d'elle, espérant
sentir son corps. Elle sent encore son
odeur, sur le t-shirt dans lequel elle dort. Et dans la salle de bain, elle voit encore son
parfum qu'il a oublié là, et une serviette dans laquelle il s'enroulait. Elle parcourt sa maison, de bas en haut, de haut en bas, toujours le même visage qui lui revient. Elle passe sa langue sur ses
lèvres, espérant retrouver la sensation de son piercing. Mais rien n'y fait, il n'est plus là, la
douleur, elle, reste toute fois bien
présente."
[...]
"La journée passe, elle efface les
messages de son répondeur sans les lire, elle sait qu'ils sont tous de son ex-meilleure amie. Messages d'excuses qui parlent d'évènement passés, déchirure et
couteau dans la
plaie, pour elle à qui ils sont destinés. Elle sait ses excuses et ses regrets, elle sait qu'elle s'en veut, que ce n'était qu'une connerie pour elle, qu'elle était bourré et que lui aussi, que ça ne signifiait rien comparé à ce qu'ils ont vécus
ensemble... Mais c'est trop tard, le mal est fait... Et mon Dieu, quel mal... Elle revoit ces images en
boucle..."
[...]
"Le frère est sur le canapé, endormit, une fille dort sur lui, des bouteilles d'alcool jonchent le sol. Elle avance, inspirant profondément, parcours les derniers mètres qui la séparent d'une
réalité qui lui fera mal... Elle pose la main sur la poignée, dernière
inspiration, avant d'avoir le souffle
coupé. Elle ouvre la porte, il est là, elle est sur lui. Elle lâche son sac, qui se fracasse à terre, elle porte sa main à sa
bouche. "
[...]
"Elle démarre au quart de tour. Il attrape un taxis, et lui demande de suivre la voiture de la jeune fille, coûte que coûte... Il en payera le
prix... Les deux voitures sont l'une derrière l'autre, le feu est au orange, elle passe, il la suit, il ne passera pas la
nuit...
Bruit de verre qui
éclate en mille morceau, de freins qui se
crispent, de roue qui
dérapent sur le bitume trempé, de ferraille qui se
tord. Elle arrête sa voiture, et se précipite vers le taxi,
criant,
déchirant de sa
douleur le silence qui s'était installé juste après le
choc. Elle
cour, elle
pleure, les deux à la fois, elle ne sait plus ce qu'elle fait, elle sait juste la
douleur dans son c½ur, qui lui
déchire les entrailles. Elle cris des « nan » comme pour interdire à la
mort de le prendre. Quelqu'un l'attrape par la taille, et la tire en arrière, pour l'empêcher d'approcher, du taxis qu'un géant semble avoir mâché et recraché. Elle se débat, et réussi à atteindre la portière, elle l'ouvre, et prend le visage de celui qu'elle aime entre ses mains. Un filet de sang coule de ses
lèvres, rougissant son piercing, du sang s'imprègne aussi sur le t-shirt du jeune homme. Elle pose ses mains dessus comme si elle espérait que cela soit autre chose. Elle l'appel, le
prit de rester avec elle, elle lui dit qu'elle le
pardonne, qu'elle l'aime. Il la regarde, et essaye de lui répondre. Elle lui dit de se
taire, de garder ses forces. Il lui dit qu'il l'aimera toujours, il lui dit
adieu. Elle cri de toutes ses forces, comme si on lui arrachait sa vie. Elle se sent attiré en arrière, mais perd le sens de la réalité, elle a mal, plus mal que lui maintenant. Elle sent son âme se
déchirer, son c½ur se
briser. Elle sent ses force la quitter, sa vue qui s'
embrouille, elle a l'impression de
mourir à son tour. La voiture
explose, comme son c½ur, qui se
brise en milliers de morceau, qui ne se recolleront
jamais."
[...]
"Elle est devant le lavabo, dans sa salle de bain... Elle voit son reflet dans le miroir, son visage cerné, d'épaisses traces de maquillage sous ses yeux, là ou ses
larmes de rasoir coulent... Elle voit la douche derrière elle... souvenir... et cette serviette de bain... souvenir encore... Elle tape avec le plat de son poignet dans la glace qui
explose... Plus d'
images, plus de
souvenirs... mais toujours cette
douleur qui la consume de l'intérieur, cette douleur qui la transforme elle aussi en fantôme, qui l'emprisonne dans de beau et triste souvenirs... Elle comprend alors que même aveugle, même privé de ses 5 sens, amputé, dans le coma, rien n'y ferait... Elle penserait toujours à lui, elle sentirait toujours ce mal qui la
ronge de l'intérieur... Comme un
couteau planté dans une plaie, qu'on continuerait de réouvrire à chaque fois qu'elle ferait mine de cicatriser... Elle prend alors sa vie en main...
Clic Clac... Elle place sa
délivrance sur sa tempe...
Détonation... Beaucoup de
bruit...
Bruit de crane qui
explose,
bruit de corps qui
tombe sur le carrelage
glacé,
bruit du revolver qui
rebondit par terre.
Soupire... Bruit d'une âme fatigué qui s'éteint enfin...un c½ur qui s'
arrête de battre, et des paupières qui se ferment, fatiguées d'avoir si longtemps, pour lui,
pleuré..."
« Et si je pleure encore
Qu'un jour
Tu me reviennes
C'est que je saigne
Et s'il me faut pleurer encore
Pour te voir revenir
Alors je pleurerais si fort
Que toi tu voudras repartir
Et si c'est à la vie à la mort
Comme un c½ur qui respire
Alors je pleurerais si fort
Que tu voudras peut être
Revenir... »
[Video] : {Melancolie - Damien Saez} By me
[Texte] : {Mélancolie des nuis d'automne (extrait)} By me